Pernod Ricard

Pernod Ricard : les ventes plongent en Chine et reculent fortement aux États-Unis

Pernod Ricard

Pernod Ricard traverse une période difficile sur deux de ses marchés les plus importants. Le groupe français de spiritueux a enregistré un recul marqué de son chiffre d’affaires en Chine et aux États-Unis au premier trimestre de son exercice 2026-2027. La croissance en Inde lui permet toutefois de limiter la baisse globale, alors que la consommation d’alcool ralentit dans plusieurs régions du monde.

Un chiffre d’affaires presque stable

Entre juillet et septembre 2026, Pernod Ricard a réalisé un chiffre d’affaires de 2,2 milliards d’euros. À périmètre et taux de change constants, les revenus ont diminué de 0,9 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Publié le jeudi 15 octobre, ce bilan trimestriel traduit une situation contrastée. La baisse globale reste modérée, mais les performances des principaux marchés du groupe témoignent des difficultés rencontrées par l’industrie des spiritueux. Le recul touche notamment les États-Unis et la Chine, deux débouchés importants pour les marques internationales.

La Chine et les États-Unis en forte baisse

Le marché américain affiche un recul de 10 % du chiffre d’affaires trimestriel de Pernod Ricard. En Chine, la chute atteint 25 %. Ces deux marchés pèsent sur les comptes du propriétaire de Jameson, Absolut et Ballantine’s.

Plusieurs facteurs pèsent sur le secteur, notamment le ralentissement de la consommation d’alcool par habitant. Les jeunes adultes de la génération Z semblent également moins enclins à boire que les générations précédentes. Cette évolution interroge les fabricants, dont les modèles reposent historiquement sur des marques fortes et une demande régulière.

La question dépasse donc les difficultés commerciales d’un seul trimestre : si les habitudes de consommation évoluent durablement, les groupes de spiritueux pourraient devoir revoir leurs prévisions de croissance.

L’Inde soutient les ventes du groupe

Pernod Ricard trouve une partie de son soutien en Inde. Les volumes vendus dans le pays ont progressé de 19 % sur la période. Cette performance contraste nettement avec les reculs observés en Chine et aux États-Unis.

Cette progression doit toutefois être interprétée avec prudence. Elle s’explique en partie par des mouvements de stocks liés au projet d’introduction en Bourse de la filiale indienne du groupe. La hausse des volumes ne traduit donc pas nécessairement, à elle seule, une augmentation équivalente de la demande finale.

Une crise passagère ou durable ?

Les chiffres trimestriels laissent ouverte une question déterminante pour Pernod Ricard et ses concurrents : le ralentissement actuel correspond-il à une mauvaise passe ou à une évolution durable du marché ?

La faiblesse des ventes américaines et chinoises contraste avec la progression indienne. Pour les producteurs de spiritueux, l’enjeu consiste désormais à déterminer si les marchés historiques retrouveront leur dynamisme et si les pays en croissance pourront compenser les reculs ailleurs.

La prudence reste de mise : avec un chiffre d’affaires presque stable à l’échelle mondiale, Pernod Ricard ne subit pas un effondrement généralisé. Mais les écarts entre marchés et les changements de comportement des consommateurs compliquent les perspectives du secteur.

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