Dans une entreprise, les départements achats et logistique doivent fonctionner de concert pour assurer la bonne gestion des approvisionnements. Une coordination insuffisante peut générer des surcoûts, des ruptures de stock ou des retards dans la chaîne d’approvisionnement. Lier correctement ces deux fonctions permet de réduire les dépenses, d’améliorer la disponibilité des produits et de garantir la satisfaction client.
Définir des objectifs communs entre achats et logistique
Pour que l’entreprise fonctionne efficacement, les départements achats et logistique doivent partager des objectifs clairs et mesurables. Les achats définissent ce qui est commandé, à quel moment et à quel coût, tandis que la logistique se concentre sur la réception, le stockage et la distribution des produits. Une absence de coordination peut générer des surcoûts importants, des ruptures de stock et des retards dans les livraisons.
Objectifs partagés et bénéfices
Réduction des coûts globaux
Il ne suffit pas de regarder le prix d’achat. Les frais de transport, manutention et stockage doivent être intégrés dans le calcul pour identifier le fournisseur le plus rentable.
Exemple : un produit moins cher à l’achat mais nécessitant un transport complexe peut coûter jusqu’à 15 à 20 % de plus sur le coût total.
Gestion optimale des stocks
Maintenir des niveaux suffisants pour répondre à la demande permet d’éviter les ruptures, tout en évitant que le capital soit immobilisé dans des surstocks.
Selon l’étude Supply Chain 2023, les entreprises qui optimisent leurs stocks réduisent jusqu’à 25 % leurs coûts liés à l’entreposage.
Respect des délais de livraison
Synchroniser commandes et capacités logistiques limite les retards et les coûts supplémentaires liés aux commandes urgentes.
Une bonne coordination peut augmenter la disponibilité produit de 10 à 20 %, améliorant ainsi la satisfaction client et la fluidité des flux.
A lire aussi: Planification intégrée : SAP IBP au service de la demande prévisionnelle
Planifier les commandes selon les capacités logistiques
Une planification précise des achats en fonction des capacités logistiques permet d’éviter ruptures de stock et immobilisation excessive de capital.
Méthodes d’organisation
- Analyse ABC des produits
Cette méthode classe les produits selon leur valeur et leur fréquence de rotation :- A : produits à forte valeur et rotation rapide → gestion stricte pour éviter les ruptures.
- B : produits de valeur moyenne → ajustement des stocks selon la demande historique.
- C : produits à faible valeur et rotation lente → commandes moins fréquentes pour limiter le stockage.
- Prévisions basées sur la consommation
Ajuster les achats en fonction des ventes prévues et de la production planifiée permet d’anticiper les besoins et de réduire les urgences. - Coordination des délais fournisseurs
Vérifier les délais de livraison pour s’assurer qu’ils correspondent aux capacités de stockage. Les commandes fractionnées ou planifiées peuvent réduire le besoin de stockage important et limiter les coûts.
💡 Exemple : une entreprise alimentaire planifie ses commandes hebdomadaires selon ses capacités de stockage réfrigéré. Cela réduit de 15 % les pertes liées à la péremption et diminue les besoins de stockage supplémentaires.
A voir également: Oracle SCM : focus sur les modules les plus utiles !
Intégrer la logistique dès le choix des fournisseurs
Impliquer la logistique dès le processus d’achat permet de réduire les coûts et les délais tout en améliorant la performance des flux.
Points à surveiller
- Modes de transport : le choix entre transport routier, maritime ou aérien influence directement le coût et le délai.
- Emballage et manutention : des emballages non adaptés peuvent entraîner des frais supplémentaires, des dommages ou des pertes de produits.
- Flexibilité des livraisons : certains fournisseurs permettent des livraisons fractionnées, réduisant le besoin de stockage et les coûts liés à l’entreposage.
📊 Exemple de comparaison fournisseur local vs fournisseur étranger :
| Critère | Fournisseur local | Fournisseur étranger |
| Prix unitaire | 10 € | 8 € |
| Transport / logistique | 2 € | 6 € |
| Délais de livraison | 1 jour | 15 jours |
| Stock nécessaire | 50 unités | 200 unités |
| Coût total réel | 12 € | 14 € |
💡 Cet exemple montre que le choix d’un produit moins cher peut entraîner un coût global plus élevé si les contraintes logistiques ne sont pas intégrées.
Découvrez aussi: Odoo gratuit : nos avis sur la réalité de cette offre
Digitaliser la coordination des flux
L’utilisation d’outils numériques permet une collaboration plus efficace entre achats et logistique, réduit les erreurs et facilite la planification.
Solutions numériques
- ERP (Enterprise Resource Planning)
Centralise commandes, stocks, fournisseurs et livraisons. Permet d’avoir une vue complète des flux. - WMS (Warehouse Management System)
Optimise le stockage et les mouvements en entrepôt pour éviter les erreurs et les ruptures. - Planification avancée (APS)
Simule les flux et les niveaux de stock pour anticiper les besoins et ajuster les commandes.
💡 Selon Deloitte 2022, les entreprises utilisant un ERP intégré constatent une réduction des coûts logistiques de 20 % et une amélioration des délais de livraison de 15 %.
Suivi des indicateurs opérationnels
Pour maintenir une performance optimale, il est important de suivre régulièrement des indicateurs précis.
Indicateurs à surveiller
- Taux de rupture de stock : proportion de commandes non livrées faute de produit.
- Rotation des stocks : rapidité de renouvellement des articles.
- Coût total achat + logistique : permet d’identifier les fournisseurs et produits les plus coûteux.
- Délai moyen de livraison : du fournisseur au client final.
💡 Exemple : une entreprise industrielle suit mensuellement le coût total par produit et les délais de livraison pour identifier les fournisseurs moins performants et ajuster les commandes futures. Ce suivi a permis à une PME de réduire ses coûts logistiques de 12 % en six mois.







Laisser un commentaire